Mon Ange...Il y a du spleen dans mon histoire, sur mon piano des idées noires, des nuages sur mon horizon...
Il met de la mélancolie sur chacun des mots que j'écris...
Je pleure mon Frère, debout dans la foule. Mes larmes qui coulent, mon corps qui frissonne. Je lui parle encore... Je pleure mon Frère, les autres je m'en fous, je pleure notre amour jusqu'au bout... J'entends leurs voix, mais je ne les vois pas, je les reconnaitrai demain. Je pleure mon Frère. C'est lui qui s'en va... Je pleure mon Frère, je vivrai pour lui, je sens qu'en moi il est en vit. Les gens me prennent, me tiennent la main, comme si ma peine était leur chagrin. Je vois leurs visages, je manque de courage pour leur dire que j'irai bien...
Je n'avais qu'un Frère après tout...
Parce que c'était lui... Parce que c'était moi...
Tu me manques tellement... La tête baissée et le coeur serré. Nouveau coup de blues, nouvelle déprime. Pourtant j'avance mais c'est notre saison qui veut ça. L'été, c'était nous. C'était les fêtes et les délires. Tu manques à tout ça. Tu manques à moi. Tu manques à ma vie. Je te veux, là, près de moi, comme avant. Pourquoi c'est si dur de vouloir s'en sortir ? Tout me ramène à toi... Trop de choses... "Le sourire que j'ai sur les lèvres cache la douleur que j'ai sur le coeur". Nos souvenirs sont indélébiles mais ma blessure ne pourra jamais cicatriser. Je veux ton regard, entendre ton rire, reconnaître ta voix, te retrouver... Si ce n'est pas toi qui reviens à moi, c'est moi qui viendrais à toi...
A des milliers marins. A des années soleil.
A des centaines de fois le cadran d'un réveil.
A des années d'ici. A l'autre bout du ciel.
A des saisons lumières...
Lorsque je m'en irai pour mon dernier voyage... Attends-moi quelque part, tends-moi la main, souris-moi, je t'en prie...
Désolée pour cette période où je suis désagréable, voire insupportable...